Le coût des lombalgies fait froid dans le dos Le coût des lombalgies fait froid dans le dos
Sources : Le Parisien | Daniel Rosenberg | 16 novembre 2016 Le mal de dos, qui représente un arrêt de travail sur cinq, coûte... Le coût des lombalgies fait froid dans le dos

Sources : Le Parisien | Daniel Rosenberg | 16 novembre 2016

Le mal de dos, qui représente un arrêt de travail sur cinq, coûte un milliard d’euros par an à l’Assurance maladie.
Le secteur des soins à la personne est le premier concerné.

En 2015, la Caisse nationale d’assurance maladie a constaté 167 000 cas de lombalgies liées au travail.
Et encore, ne sont pas pris en compte les professions libérales telles que les infirmières ni les autoentrepreneurs, couverts par d’autres organismes.
En dix ans, le nombre de lombalgies n’a cessé d’augmenter.
En 2015, il y en avait 2 300 de plus qu’en 2005.
Parallèlement, la part de cette pathologie dans les accidents du travail est passée de 13 à 19,1% !

Soins à la personne et logistique particulièrement touchés

Alors que l’industrie était historiquement le secteur où l’on rencontrait le plus de lombalgies,  le mal s’est déplacé vers « la logistique et surtout les soins à la personne : + 3,4% encore en 2015.

Une Facture de 1 Md€

L’an dernier, l’assurance maladie a dû verser 580M€ d’indemnités journalières, 300M€ sous forme de rente ou de capital pour couvrir le préjudice, et enfin 120 M€ en soins.
Soit un total de 1 Md€ !

Encore trop d’accidents et de maladies

Si la situation n’a jamais été aussi bonne, il reste des secteurs de l’économie où accidents du travail et maladies professionnelles sont encore trop fréquents.
Sans oublier les 535 décès annuels (en 2015). Dans le BTP, le taux d’accident du travail est de 62 pour 1000 salariés, malgré une baisse de 2,6 % l’an dernier.
Et l’intérim est toujours mal placé : 44 pour 1000.

40 millions de journées perdues

Selon l’Assurance maladie, l’ensemble des 624 500 arrêts maladie pour cause d’accident ou de maladie professionnels constatés en 2015 représente 40 millions de journées de travail, « C’est 160 000 emplois à plein-temps pendant un an », glisse Pascal Jacquetin, responsable des statistiques à l’Assurance maladie. Histoire de sensibiliser les employeurs.

Bientôt un bonus-malus dans les TPE

Parce que 6 % des entreprises de 10 à 20 salariés cumulent 40 % des arrêts de travail, l’Assurance maladie prépare avec les représentants des employeurs un dispositif d’incitation-sanction.
Dans ce secteur des très petites entreprises (TPE), les cotisations accidents du travail (AT)-maladies professionnelles (MP) ne sont pas calculées sur le taux de sinistres — le montant à dédommager par rapport aux primes encaissées — du payeur, mais sur la moyenne du secteur.
La direction des risques professionnels à l’Assurance maladie travaille sur la mise au point d’un système de bonus-malus qui favorise les initiatives en faveur de la prévention des accidents dans les TPE.
Le texte devrait être finalisé en 2017 pour une application en 2020.

Rédaction

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